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« … Notre compagnie nationale va se doter bientôt des nouveaux aéronefs pour agrandir sa flotte afin de mieux desservir le Congo profond.

Je me réjouis de la signature entre Congo Airways et Airbus pour l’acquisition de quatre aéronefs neufs de type A220-300 de 132 places chacun, deux aéronefs de type E-175 de 76 places chacun avec la société brésilienne Embraer et de deux aéronefs de type ATR A2-600 de 48 places chacun auprès de la société franco-italienne destinés à la desserte domestique essentiellement pour le désenclavement des provinces nouvellement créées. Ce qui porte à un effectif total de huit avions neufs qui devront s’ajouter à la flotte existante de la compagnie nationale. La première livraison interviendra en décembre 2020. C’est un événement important, mieux une fierté nationale d’autant plus que c’est la première fois depuis 30 ans que la Rd Congo va acquérir des appareils neufs… » ( extrait du discours du Président Félix Tshisekedi sur l’état de la nation du 13 décembre 2019).

Le Président de la République avait donné des précisions appropriées sur son ambition et sa vision par rapport au devenir de la compagnie aérienne nationale Congo Airways.

Vu la descente actuelle aux enfers de Congo Airways, peut-on dire que le Chef de l’Etat avait-il vendu le vent à ses compatriotes ? La réponse est non.

La vérité est que, le DG Pascal Kasongo Mwema, l’homme qui devrait matérialiser cette vision du Chef de l’Etat n’a pas bien joué son rôle de manager. Par contre, il s’est investi corps et âme pour faire échec à cet ambitieux programme du Chef de l’Etat par rapport au devenir de la compagnie aérienne nationale Congo Airways. Ainsi, par sa gestion hasardeuse, Pascal Kasongo Mwema a laissé partir en fumée la vision du Chef de l’Etat.

Pascal Kasongo Mwema, artisan de la faillite de Congo Airways !

Contre toute attente, au mois de juillet 2021, le pilote Pascal Kasongo Mwema est nommé DG a.i de Congo Airways en remplacement de Désiré Balazire. Ayant  pour mission principale : le renflouement des recettes, atteindre les objectifs de la société afin de matérialiser la vision du Chef de l’Etat.

Deux mois seulement ont suffit pour constater les limites et insuffisances de la gestion de Pascal Kasongo Mwema.
Sa première erreur, la haine et le règlement de compte.
Au lieu de se concentrer sur sa mission avec le concours des uns et des autres, Pascal Kasongo a préféré régler ses comptes et faire partir de la compagnie des responsables ayant travaillé avec son prédécesseur, le DG Balazire. Et s’en est suivi plusieurs affectations sans impact positif sur le plan technique et professionnel.
Des Directeurs ont fait le frais de sa politique d’élimination des témoins gênants. Le DT, DFI, DA et le DRH ont été obligé de plier bagage et de quitter la compagnie. D’autres ont été obligés de démissionner. La direction administrative dépouillée de tous ses éléments de valeur. Par conséquent, plus rien ne marche aux ressources humaines. Et tous ceux qui ont été forcés de quitter la compagnie n’ont rien reçu comme indemnité de sortie.

Certes, Pascal Kasongo est un bon pilote, mais pas un bon gestionnaire. Peut-on s’imaginer qu’on enlève une attachée de Presse de la compagnie qui touchait 600 $ par mois pour la remplacer par une belle sœur avec un salaire de 5.000 $  ?

Très sûr de ses parrains et parapluies politiques, la patrouille financière de l’IGF  n’a pas effrayé ni empêché Pascal Kasongo à détourner 612.500 euros, officiellement destinés à régler les arriérés de salaire pour verser à la secrétaire du Ministre de l’Économie Jean-Marie Kalumba dans une affaire de dotation contre la rétro-commission.

Son ami personnel, le Directeur financier Emile Gilbert Katende est passé aux aveux et a laissé entendre au Parquet, qu’ils retournaient, chaque mois au cabinet du ministre de l’Économie, 1.500.000 dollars de carburant.

Selon une source proche de l’IGF, Kasongo et Katende étaient habitués à manipuler comme le “Nintendo” le logiciel de la paie et ont tenté en vain de brouiller leurs pistes de  détournement des fonds.

Pendant les auditions menées par les inspecteurs des finances, ces deux pseudo-managers ont d’abord essayé d’expliquer que les fonds disparus avaient servi à payer les primes de gratification des agents, mais 30 agents auditionnés n’ont pas reconnu avoir eu accès à de telles primes, dénonçant au passage l’imitation de leurs signatures.
Selon cette même source, ces deux K ont, ensuite, tenté de recourir au service d’un cabinet fiscal de la place pour se procurer des fausses pièces.

Entre-temps, les agents directs de la Société accusent six mois de retards de paiement de salaire et ceux de la sous-traitance  totalisent  dix-neuf mois de retard.

Il y a quelques mois, l’honorable Eliézer Thambwe par un audio devenu viral sur les réseaux sociaux avait alerté l’opinion sur le risque de la faillite de Congo Airways par manque de vision managériale et la gestion peu orthodoxe du DG Pascal Kasongo.

Il sied de signaler que le DG Pascal Kasongo et son DF sont déjà aux arrêts à la prison centrale de Makala.

Notons que Congo Airways ne dispose plus que d’un seul appareil opérationnel (Airbus A320), le reste de la flotte est cloué au sol pour raisons techniques par la volonté personnelle du DG Pascal Kasongo Mwema.

Les agents et cadres réclament le retour du DG Désiré Balazire Bantu

Au cours de leur grogne du 18 et 19 octobre derniers, les agents de Congo Airways ont clairement demandé au Chef de l’Etat Félix Tshisekedi le retour de l’ancien DG Désiré Balazire à la commande de la compagnie.

” Nous n’avons jamais connu cette situation de grève avec le DG Désiré Balazire. La faillite est aux portes de Congo Airways, les Autorités du pays ont l’obligation de sauver cette compagnie de l’Etat. Seul le DG Désiré Balazire, l’homme qui a maintenu Congo Airways sur les rails malgré les vents et marées a la capacité de faire sortir la compagnie du bourbier où elle se trouve en ce moment, sinon l’on ne parlera plus de Congo Airways”, a dit un gréviste au micro du Télégramme du Congo.

Pour rappel, grâce à la touche managériale de l’ancien DG Désiré Balazire, Congo Airways était devenue une fierté nationale, la compagnie était certifiée par l’IOSA, Lindtson, TOTAL et les Nations Unies.

Sans nul doute, le DG Pascal Kasongo Mwema est responsable de l’échec de la vision “compagnie nationale” de Félix Tshisekedi. Il est également artisan de la faillite de Congo Airways. Son objectif obscur était de rendre le Président de la République impopulaire pour son échec aux élections de 2023.
Affaire à suivre.

Par Joseph Lounda
Le Télégramme du Congo

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