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Félix Tshisekedi est très acculé. Une pluie d’acharnement s’abat sur le Président de la République Démocratique du Congo. D’un côté la situation sociale de son peuple dont il lutte jour et nuit pour son amélioration, le retour de la paix à l’Est du pays et l’organisation des élections en 2023 taraudent sans cesse l’esprit du Chef de l’Etat.

De l’autre côté, le Président Congolais fait face aux critiques acerbes de ses opposants, qui, jour après jour montent au créneau pour attaquer et saper sa gouvernance jugée peu orthodoxe.

Le Président Félix Tshisekedi a intérêt à faire fi aux critiques de ses adversaires s’il veut réussir son mandat.

S’il veut rester locataire du palais de la Nation, Félix Tshisekedi doit se concentrer sur sa vision en lieu et place de gaspiller son temps, son énergie et ses moyens pour répondre, amadouer ou anéantir ses opposants politiques qui cherchent à tout prix à le distraire et à le désorienter pour qu’il n’ait pas un bilan concret à présenter en 2023.

Félix Tshisekedi, victime de l’acharnement !

2023 profile à l’horizon et chaque camp politique met déjà en place ses stratégies pour espérer gagner la confiance du peuple.

Des officines politiques de l’opposition sont déjà à pied d’œuvre et affûtent leurs armes pour éjecter Félix Tshisekedi du fauteuil présidentiel.

Tous les coups sont permis afin d’atteindre ses objectifs. Des montages grossiers et/ou des machinations sont en cours d’élaboration pour noircir Félix Tshisekedi.

Déjà au cours de ce mois de juillet, les Congolais ont eu droit à une série de révélations et des attaques éhontées contre le 1er des Congolais. On dirait que le mois de juillet 2022 est le plus pire de la gouvernance de Tshisekedi.

Jamais le Président Tshisekedi n’a essuyé des critiqus comme en ce mois de juillet 2022. Partant de l’acquittement de Vital Kamerhe, sa rencontre avec le Président de l’UNC a suscité beaucoup d’émois dans le camp de l’Opposition qui l’accuse d’instrumentalisation de la justice.

Avant son envol pour Kinshasa, l’ancien Président Joseph Kabila a accordé à Lubumbashi une interview au Magazine Jeune Afrique où il n’a pas été tendre avec son successeur. Joseph Kabila a ouvertement critiqué la gouvernance de Félix Tshisekedi avant de déclarer : ” Ne pas organiser les élections dans le délai constitutionnel est une provocation et une déclaration de guerre”.
Quelques jours après le clash de Kabila, l’artiste musicien Bob Elvis, dans son opus intitulé “Lettre à ya Fatshi (2)” qui a fait plus de deux millions de vues sur Youtube, a fort critiqué le régime Tshisekedi, l’incertitude d’organiser les élections en 2023 et l’acquittement de Vital Kamerhe.
Un ou deux jours après Bob Elvis, c’est le tour de Jean-Marc Kabund, ancien Président a.i. de l’UDPS/Tshisekedi de jeter l’huile sur le feu. Kabund a fait des grandes révélations sur le Président Félix Tshisekedi et son entourage. Selon ce nouvel Opposant, Félix Tshisekedi et ses amis (conseillers) sont des stagiaires au sommet de l’Etat, des incompétents et des jouisseurs. Et enfonce le clou en déclarant haut et fort que Félix Tshisekedi est un danger pour le pays et appelle le peuple à lui barrer la route en 2023.
48 heures après le boom de Kabund, contre toute attente, Franck Diongo tire à boulets rouges sur Félix Tshisekedi. Pour Franck Diongo, Félix Tshisekedi est une déception pour le peuple congolais, lui, qu’on croyait être le vrai héritier biologique et politique d’Etienne Tshisekedi. Selon Diongo, le régime de Félix Tshisekedi ne diffère en rien aux régimes de Kabila et de Mobutu qui étaient caractérisés par la dictature, le pillage, le détournement des deniers publics, le népotisme et le tribalisme. Franck Diongo se dit être le vrai Étienne-Tshisekediste et promet de combattre Félix Tshisekedi et son système parce que n’ayant pas incarné la vision d’Etienne Tshisekedi. Comme Kabund, Diongo aussi appelle le peuple à se désolidariser de Félix Tshisekedi en 2023 pour espérer le développement intégral et la stabilité du pays.
Après Franck Diongo, le Docteur Dénis Mukwege est aussi monté sur ses grands chevaux pour attaquer l’état de siège en Ituri et au Nord-Kivu. Pour ce prix Nobel de la paix, la politique sécuritaire de Félix Tshisekedi aggrave l’insécurité à l’Est du pays. Selon lui, le Président Félix Tshisekedi est responsable de la situation qui prévaut actuellement dans la partie Est du pays.
Après Denis Mukwege, c’est Néhémie Mwilanya, cadre du FCC et ancien Directeur de Cabinet de Joseph Kabila qui sort ses griffes contre Félix Tshisekedi. Ce Kabiliste pur-sang s’oppose catégoriquement à l’envoi de la force régionale des EAE à l’Est de la RDC pour combattre les rebelles du M23 et différents groupes armés dont les ADF. Selon Mwilanya, parmi les pays qui constituent cette force, il y a ceux qui agressent notre pays notamment le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi. Laisser venir cette force sur notre sol ferait plus de mal que de bien à la population longtemps meurtrie de l’Est.

À part ces personnalités que nous avons énumérées en passant, chaque jour qui passe, à la radio tout comme à la télévision ou dans les réseaux sociaux, des pluies des critiques tombent sur le Président Félix Tshisekedi.

Si j’étais le Président Félix Tshisekedi !

Si j’étais le Président Félix, je ferais fi des critiques de mes adversaires qui veulent tout simplement me distraire et me désorienter de ma mission et de ma vision politique.
Je me comporterais comme “mo memi maki asuanaka te” (ndlr : Celui qui transporte les œufs ne se dispute pas, citation de Joseph Kabila en 2006.) ou comme un chauffeur de Taxi-bus 207, qui reste concentré sur son volant et s’en fout des bruits des clients de peur de tomber dans un ravin. Parce qu’après tout, le Président de la République est le chauffeur ou le pilote qui conduit la Nation.

Si j’étais le Président Félix Tshisekedi, je ne gaspillerais pas l’argent de l’Etat pour payer les médias afin de répondre à mes adversaires. Car, on répond aux imbéciles par le silence. Et cette somme pourrait soulager tant soit peu les conditions sociales de mon peuple et cela contribuerait à mon bilan.

Si j’étais le Président Félix Tshisekedi, je prendrais beaucoup de temps à étudier sur les erreurs de mes prédécesseurs pour fonder ma politique.

Si j’étais le Président Félix Tshisekedi, je ne suivrais jamais les débats politiques à la radio, à la télévision ou dans les réseaux sociaux.

Si j’étais le Président Félix Tshisekedi, je ne travaillerais jamais avec ceux qui, dans le passé s’étaient compromis dans les crimes économiques, politiques et/ou crimes contre l’humanité.

Si j’étais le Président Félix Tshisekedi, je ne travaillerais jamais avec ceux qui ont trahi leurs anciennes autorités morales de peur d’être trahi un jour par ces derniers. Car, qui a bu boira.

Si j’étais le Président Félix Tshisekedi, je n’amadouerais pas ou anéantirais jamais mes adversaires politiques. Car, le peuple a plus besoin de mon bilan et rien d’autre.

Si j’étais le Président Félix Tshisekedi, je prendrais tout mon temps à écouter le cri de mon peuple et de m’investir corps et âme pour soulager tant soit peu ses conditions de vie.

Malheureusement, je ne suis pas le Président Félix Tshisekedi et je ne connais pas parfaitement les difficultés auxquelles il fait face.

Par Joseph Lounda
Le Télégramme du Congo

Le Télégramme du Congo 146

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