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Nous sommes le mardi 10 mai 2022, j’ai résolu de sortir de mon silence pour apporter la petite encre qui est la mienne à d’autres encres qui écrivent la nouvelle page de l’histoire de la plus vaste province de la république : La Tshopo.

Ce, après un bon moment d’observations de la situation politique en province dans la neutralité tout en exerçant ma profession dans le respect des règles de l’art.

En effet, point n’est besoin de rappeler que les élections de Gouverneur et Vice-gouverneur s’étaient organisées à la Tshopo parmi les 14 autres concernées à travers la République Démocratique du Congo.

Contrairement à beaucoup de provinces concernées, où les gouverneurs s’étaient faits élire au premier tour avec une majorité écrasante, et d’autres au deuxième tour comme elle avec la majorité absolue, la Tshopo elle, a connu une particularité : Ex aequo.

Ici, au deuxième tour, deux candidats en lice, rappelons-le, Kapalata Maloha Akondoko Tony et Madeleine Nikomba Sabangu qui se sont battus en nul match, 14 voix obtenues par chacun sur les 28 votants. A ce niveau, la loi électorale à son article 170 a tranché en faveur du plus âgé. Ainsi, Monsieur Kapalata Maloha Akondoko Tony est proclamé provisoirement par la CENI Gouverneur de province avec comme Vice-gouverneur, Maître Theoveul Lotika Likwela. Provisoirement, parce que le résultat définitif sera proclamé après contentieux électoral par la Cour Administrative d’Appel.

Des contours avant le deuxième tour du scrutin

Ici encore, faudra-t-il rappeler que pendant la campagne électorale, tous les deux candidats se sont battus dans la perspective d’avoir une majorité écrasante jusqu’à plus de 20/28 voix? Hélas.

Dans cette démarche, les accords se seraient fondés, les promesses se seraient données dans la recherche de combler le vide, notamment, de 11 à 20 pour Madeleine Nikomba Sabangu et de 09 à 20 pour Kapalata Maloha Akondoko Tony.

Obligation pour les deux champions de tendre les mains à Jean-Pierre Kasusula Faiti Kilicho avec ses 5 voix qui pratiquement était devenu la plaque tournante et l’incontournable pour ce deuxième tour du scrutin. Là, l’histoire s’est répétée, allusion faite à l’élection qui avait départagée Maître Walle Lufungula Louis-Marie (12 voix), Constant Lomata Kongoli (09 voix) et Jacques Mandiongwe Saidi (05 voix), au premier tour. Après concessions et arrangements politiques, Maître Walle Lufungula Louis-Marie est passé de 12 à 17 voix. C’est là que sont partis sa réussite et sa déchéance en même temps. Il lui fallait respecter ses engagements. Rien d’autre n’a concouru à son départ plus gravement que ça. Par ailleurs, tout en ne négligeant pas les deux voix de Maurice Abibu Sakapela et l’unique de Constant Lomata Kongoli. Pour y arriver : Des accords secrets, des concessions, des arrangements politiques etc. Ça y est : 14 vs 14 : Dilemme et moult calculs dans l’avenir politique dans la Tshopo après près de deux ans d’instabilité politique entre l’assemblée provinciale et le gouvernement Walle. Que l’histoire ne se répète pas, Excellence Monsieur le Gouverneur Kapalata Maloha Akondoko Tony. C’est très sérieux.

_Les dangers que court le nouveau Gouverneur et les propositions pour éviter ce danger, pour que personne n’en prétexte ignorance_.

1) Dangers

■Par manque de la Majorité absolue au sein de l’assemblée provinciale, le nouveau Gouverneur et son gouvernement risquent d’être objet de toutes sortes de moyens de contrôles parlementaires très sévères (Question d’actualité, question écrite, Question d’informations, Question orale avec débat, Motion de défiance, Motion de censure, mise en accusation etc.), avec comme conséquences, perte de temps, car au lieu de se consacrer au travail, le temps sera plutôt usé pour chercher soit à répondre, soit à les (l) étouffer dans l’oeuf, s’en suivront les dépenses inutiles.

Le chantage de toutes les parties ayant concouru à la victoire;

Les recommandations démesurées de la part de ceux qui pensent, à tort ou à raison, avoir participé à la victoire, même s’il n’en est pas le cas. A ne pas oublier que tout le monde ne doit pas devenir ministre, tout le monde ne doit pas non plus travailler à la régie financière qui se veut être redynamisée, modernisée et rentabilisée pour une grande mobilisation et un bon encadrement des recettes à cette ère politique où les rétrocessions venant de Kinshasa sont non seulement modiques, mais aussi irrégulières.

Propositions pour éviter ou minimiser les dangers

Déjà actuellement, éviter le triomphalisme, encadrer les acolytes qui se donnent mandat de tirer sur tout ce qui bouge au nom des heureux élus Kapalata Maloha Akondoko Tony et Theoveul Lotika pour ne pas heurter les sensibilités et fabriquer les nouveaux détracteurs surtout qu’il y a encore une étape à franchir : Contentieux électoral qui risque de retarder la machine inutilement.

Respect des engagements politiques : C’est ici que vont reposer la réussite et/ou l’échec du Gouverneur et son gouvernement, le décollage de la Tshopo et/ou sa nouvelle descente aux enfers.

Même si le respect des engagements ne pourra pas atteindre 100%, faire un effort d’en atteindre 80 tout en dorlotant les 20% d’insatisfaits.

Composer avec le troisième candidat et la deuxième candidate à savoir Jean-Pierre Kasusula Faiti Kilicho et la Sénatrice Madeleine Nikomba Sabangu. Ici, je veux dire qu’il est possible de puiser dans leurs états-majors respectifs des bons pions, même parmi les députés qui avaient votés pour eux, voir la possibilité de les désigner tantôt ministre, tantôt membres de cabinets du Gouverneur, du Vice-gouverneur, des ministres ou membres du personnel de la régie financière tout en basant la sélection sur la compétence et la méritocratie.

Cela permettra au Gouverneur et au Gouvernement provincial de se refaire une majorité écrasante au sein de l’assemblée provinciale, avoir une certaine stabilité interinstitutionnelle et espérer avoir le temps matériel d’appliquer le programme d’action sans gêne, dans la paix, la tranquillité et la concorde.

Respecter les députés provinciaux, les traiter tous de la même façon contrairement à l’histoire de G9 et G19 triste mémoire . Ne pas le faire suscitera des tensions interminables telles que vécues sous Maître Walle Lufungula Louis-Marie.

Respecter les leaders d’opinion, les journalistes professionnels : *Libérer l’information et recevoir l’information : Qui a l’information a le pouvoir* .

Bien contrôler votre entourage, vous rassurer qu’il ne fait pas de vous une chasse-gardée en vous enfermant dans le bureau climatisé en n’accordant pas d’audiences ou en ne les accordant qu’aux leurs et minimiser ceux qui peuvent vous apporter des nouvelles informations ou stratégies. Sans eau dans la bouche, l’entourage de Maître Walle Lufungula Louis-Marie était composé à plus de 70 % de ceux qui l’avaient emprisonné en son propre bureau en lui coupant le cordon ombilical qui le liait avec le peuple. Un autre grand élément qui l’a ruiné.

J’ai trop écrit, peut-être pour ne rien dire. Je vous exhorte, Excellences Messieurs le Gouverneur Kapalata Maloha Akondoko Tony et le Vice-gouverneur Maître Theoveul Lotika Likwela, de croire en ma sincérité et en cette encre indélébile que je viens de verser sur cette nouvelle page de l’histoire de la Tshopo que vous êtes en train d’écrire dorénavant dans un contexte politique difficile.

Je retiens la date du 10 mai 2022.

MM, Journaliste de la république.

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