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Longtemps considéré comme un domaine réservé aux hommes, le football est un sport qui attire de plus en plus des femmes dans sa pratique. Tel est le cas de Grâce Mawete Luvuezo qui, depuis son enfance, pratique ce sport. Joueuse professionnelle du Cercle Sportif Féminin Bikira, la très talentueuse Grâce Mawete vient d’être sélectionnée à l’équipe nationale de la RDC où elle a pris part aux différentes phases éliminatoires de la Coupe du monde U20 dont la phase finale est prévue en 2022 au Costa Rica.

Et pourtant, tout n’a jamais été facile pour cette Kinoise. A l’en croire, il lui fallait lutter contre les préjugés et autres moqueries pour atteindre cette reconnaissance nationale et internationale qu’elle a aujourd’hui.
On me disait toujours que j’allais perdre ma beauté et ma douceur de femme et que je finirai avec un gabarit d’homme. Certaines de mes copines me disaient que je n’allais jamais réussir dans ce milieu d’hommes ; autant que je pratique, à la place du football, un sport plus féminin comme le volleyball ou le handball“, révèle Grâce Mawete, sourire aux lèvres.

Aujourd’hui, je gagne bien ma vie grâce au football et je reste une femme avec tout ce qui va avec“, ajoute-t-elle.

Plus qu’une simple passion

Avec un salaire régulièrement payé par son club et une prime occasionnelle des matches, Grâce Mawete, malgré son jeune âge, est un pilier de sa communauté, selon son entraîneur, Rally Lutumba. Et grâce aux primes de l’équipe nationale, cette pratiquante du football féminin a pu réaliser un petit investissement qui lui permet de vivre convenablement et de soutenir toute sa famille.
Malgré les difficultés rencontrées, Grâce ne compte point baisser les bras. Au contraire, elle compte persévérer dans la pratique du football.
Ma carrière professionnelle ne fait que commencer. Je n’ai que 17 ans et j’ai encore de belles années devant moi. Lorsque je jouerais pour Young Africans de Tanzanie, je pourrai dire que je suis arrivée. Mais je suis encore loin d’arriver là où je dois aller “, conclut-elle fièrement.

Par Armando Mananasi
Le Télégramme du Congo

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