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Les affrontements à l’arme lourde et légère se poursuivent encore jusqu’au soir de ce lundi 8 novembre 2021 entre les Forces armées de la République démocratiques du Congo (FARDC) et les assaillants non encore identifiés qui ont lancé nuitamment l’attaque dans le groupement de Jomba (territoire de Rutshuru) au Nord-Kivu.

Selon Jackson Achuki, chef de groupement de Jomba, les collines de Chanzu et Mbiza sont passées sous le contrôle des assaillants. Un déplacement massif de la population est observé depuis ce matin.
« Il y a l’incursion des ennemis qui sont venus du Rwanda, ils ont traversé dans le parc des Virunga. Ils ont les collines de Chanzu et Mbiza, sous leur contrôle les FARDC sont en train de les traquer. Les affrontements se déroulent sur les collines de Chanzu dans le village de Kikoro, mais précisément à Chanzu. La situation est  mauvaise, la population fuit vers l’Ouganda, d’autres habitants prennent la direction de Rutshuru »
Les collines de Chanzu et Mbiza sont à cheval entre l’Ouganda et le Rwanda.
« A Bunagana la population est là, nous-mêmes nous sommes là avec les militaires FARDC. Les services aux frontières fonctionnent. Il y a quelques motos qui passent, certaines personnes traversent à pied mais aussi il y a des véhicules qui passent parce que la colline Chanzu qui est dans le village de Kikoro est à 10 kilomètres de Bunagana », a-t-il fait savoir.
Cette nouvelle attaque armée qui intervient en plein état de siège. La société civile du territoire de Rutshuru soupçonne les ex-combattants du Mouvement de 23 mars (M23) d’être à la base de cette offensive.
En 2013, plus d’un millier de combattants M23 avaient été défaits sur la colline de Chanzu après une offensive des FARDC mettant fin à l’activisme de cette rébellion sur le sol congolais. Ces combattants avaient traversé au Rwanda pour les uns, et en Ouganda pour les autres. Dans ces deux pays voisins, les anciens M23 étaient cantonnés dans des camps et finalement, la plupart parmi eux étaient retournés au maquis dans le Rutshuru. Ils avaient tenté une nouvelle fois l’aventure militaire. Des affrontements les avaient opposés à l’armée congolaise dont deux hélicoptères étaient abattus dans la région par les rebelles. Les militaires et membres d’équipage de ces appareils étaient torturés et abattus par le M23.

Le groupe armé dit qu’il ne peut pas engager des hostilités avec l’armée congolaise car il y a eu des négociations entre ses représentants et le gouvernement congolais.

 

« Il est donc mal indiqué de croire que notre Mouvement puisse s’engager dans des hostilités avec les FARDC en ce moment où le partenariat avec le gouvernement de la République se porte mieux et que tous les espoirs sont encore permis », lit-on dans un communiqué signé par Bertrand Bisimwa président du M23.
Par Elrick Elesse

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