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Il y a quelques jours, la cité de Durba dans le territoire de Watsa avait connu une situation très particulière caractérisée par une violence indescriptible qui a débouchée sur la mort d’un agent de l’ordre et un civile, sans compter d’énormes dégâts matériels.

A la base, l’intoxication des paisibles compatriotes vivant dans cette partie du pays, citoyens concernés par l’opération de déguerpissement des occupants illégaux de la concession de la société Kibali Gold Mine, intoxication attribuée à quelques élus bien identifiés, dont certains se nourrissent grassement des mamelles de ce Géant minier dans la Sous-traitance. Paradoxal !

Pour rappel, Kibali Gold Mine avait réclamé auprès des autorités nationales la récupération de sa concession trouvée être spoliée. Faisant suite à cette requête, Monsieur Ilunga Ilunkamba, alors Premier Ministre, avait instruit le Ministère de l’intérieur ainsi que les autorités Provinciales à prendre des dispositions pour que cette Société soit diligemment rétablie dans ses droits.

En bon père de famille, le Gouverneur Christophe Baseane Nangaa avait décidé que le départ de ses concitoyens qui occupent illégalement la zone d’exclusion B de la Société Kibali Gold Mine se fasse dans le strict respect des droits de l’homme.

C’est dans cette optique qu’il avait mis en contribution tous ses services techniques ramifiés en plusieurs commissions, dont la sensibilisation. Les activités relatives à la sensibilisation se déroulaient concomitamment avec les travaux de viabilisation des  lotissements sur place dans la cité minière de Durba où des parcelles cadastrées dans des quartiers urbanisés selon les standards internationaux étaient en train d’être distribuées à ces concitoyens, malgré leur situation irrégulière. La dotation en matériels de construction faisait partie du volet humanitaire de ces opérations qui a enregistrée des départs volontaires de 80% des occupants illégaux de la zone d’exclusion B où l’exploitation devrait être lancée dans les tout-prochains jours.   

Tout a basculé aux derniers jours des opérations lorsque des politiciens qui regardaient de mauvais oeil la réussite et les succès inédits de ces opérations diligentées par le gouvernement de la République.

On déplore la manipulation politicienne attribuée à deux sénateurs et un Député national bien identifiés qui, selon les sources sécuritaires, avaient utilisé les jeunes drogués et égarés, pourtant non-concernés par ces opérations pour tout saboter.

Ces drogués s’en sont pris injustement et violemment aux forces de l’ordre et au point d’assassiner par lapidation un policier comme si tout était planifié.

Pendant que les agents de l’ordre lançaient des tirs de sommation pour disperser ces drogués de plus en plus violent et incontrôlables, un civile avait attrapé une balle perdue et avait succombé de ses blessures. Quelle n’a pas été l’acharnement des  détracteurs à travers la machine d’intoxication mise en place contre le Gouvernement Provincial dirigé par Christophe Baseane Nangaa, qui fait partie du Top 3 des meilleurs Gouverneurs des 26 Provinces que compte la RDC?

Le policier lâchement abattu était non seulement un vaillant fils de la RDC, mais aussi un père de famille. Personne ne se soucie du sort de la veuve et des orphelins de ce serviteur de l’Etat oeuvrant sous le drapeau nuit et jour. Le vampirisme et l’intoxication ont visiblement trouvé une terre fertile  dans les rangs d’une certaine officine politicienne du Haut-Uele.

Les coulisses de ces intoxications

Ici, il faut rappeler d’entrée de jeu, les prédictions macabres d’un sénateur de Watsa qui, avant même les émeutes, parlait déjà de deux morts, comme s’il était un prophète du mal et du malheur de son propre terroir.

Pour la petite histoire, Il y a quelques mois, Niangara, un des six territoires qui composent la province du Haut-Uélé avait connu un débordement des eaux des rivières Uélé et Gada,  ayant causé quelques dégâts matériels à Niangara-Centre.

Au regard de cette situation, quelques élus avaient mené un plaidoyer auprès du gouvernement de la République pour obtenir une certaine assistance humanitaire. Ils sont parvenus d’obtenir un décaissement d’au moins 525.000 $ pour le compte du Ministère des Actions Humanitaires et c’est le Secrétaire Général aux Actions Humanitaires qui était chargé du dispatching. Il détient ce fonds jusqu’à ce dimanche 24 octobre 2021.

D’après nos sources proches du dossier, il ressort qu’aussitôt appris que ces élus avaient élaboré un rapport unilatéral sans consulter ni la division provinciale des Affaires Sociales et Actions Humanitaires, ni moins le gouvernement provincial, en tant que représentant du pouvoir central dans le Haut-Uélé, le Gouverneur Christophe Baseane Nangaa lui-même, accompagné de son Vice-gouverneur, de son Directeur de cabinet et autres chefs des services, s’étaient  rendus sur le lieu pour vérifier le rapport élaboré par ces élus, rapport sur base duquel ce montant faramineux était décaissé par le Gouvernement de la République qu’il représente dans son entité. Après vérification, il s’avérait qu’il s’agissait d’un  rapport établi sur base des données inexistantes. Une duperie digne d’un film d’action.

Ce faux rapport parlait notamment de 2000 sinistrés, de plusieurs maisons emportées et détruites, des morts y compris. Que des faussetés. Le Haut-Uele, ce havre de paix, compte aujourd’hui certains élus (heureusement en minorité) qui ne jurent que sur le sang de leurs concitoyens, pourtant leurs propres électeurs, pour se refaire une santé politique, à l’extrême, jusqu’à bondir sur les morts.

Quelle n’a pas été la déception de ceux qui s’y sont rendus pour vérifier les maisons englouties, le nombre et le lieu de cantonnement de prétendus sinistrés ?

En toute responsabilité, le Gouverneur Christophe Baseane Nangaa, en homme intègre, correct et transparent, a éclairé la lanterne du Secrétaire Général aux Actions Humanitaires en lui faisant savoir qu’il s’agissait d’un faux rapport et qu’il serait irresponsable de dilapider l’argent de l’État pour une situation inexistante présentée par des élus parmi lesquels se trouvent les auteurs des décisions qui sont à la base de ces inondations.

Pour votre gouverne, le député Provincial Vincent Ndombe, alors Ministre Provincial de l’intérieur entre 2016 et 2018, avait brutalement décidé d’un lotissement sur la rigole qui permettait l’écoulement paisible des eaux de la rivière Gada vers la rivière Uélé. Les constructions faites sur ce passage dont celle du suppléant du Député John Kezamudru, ont systématiquement bouché les égouts, provoquant souvent des inondations au détriment de quelques habitations environnantes. Seuls les dupes peuvent croire aux agitations d’un fauteur des troubles aujourd’hui miraculeusement transformé en donneur de leçons.

Un notable de Niangara qui a requis l’anonymat s’est posé la question sur la mobilisation totale de ces élus derrière cet argent de Kinshasa à Niangara via Isiro pourtant les rôles des députés et des sénateurs ont des limites bien établies.

A Kisangani en province de la Tshopo, il n’est un secret pour personne que lorsque l’ex ministre des Droits Humains, André Lite, avait amené une partie de fonds d’indemnisation des victimes de la guerre de six jours, des voix s’étaient plutôt levées pour décrier des machinations, des détournements de fonds, des noms fictifs, des frais de déplacement d’un ministre et toute sa délégation comme si le gouvernement de la République était incapable de prendre en charge la délégation d’un ministère des Droits Humains pour une si bonne cause. En voyant toutes ces tournures, un bon et véritable observateur va conclure qu’il s’agit plutôt d’un mode opératoire similaire entrepris par ces personnes en perte de vitesse. Pour preuve, la presse en avait parlé, la société civile l’avait décrié et quelques coupables croupissent aujourd’hui en prison centrale de Kisangani.

Qu’est-ce qui se cache derrière cet acharnement politique et politicienne ? S’est interrogé ce notable.

Pour le Gouverneur de la province du Haut-Uélé Christophe Baseane Nangaa, étant donné que cet argent était décaissé pour la province du Haut-Uélé, malheureusement sur base d’un faux rapport et pour une apologie d’une inondation qui n’en est pas de la hauteur du montant sollicité, que ce fonds serve plutôt à plusieurs cas de catastrophe naturelle survenus dans sa province, celle de Niangara y compris, que de le retourner à Kinshasa.

Voilà le noeud du problème, a rassuré un des collaborateurs du Gouverneur. Dans ses échanges avec Orientale Infos ce dimanche 24 octobre 2021, ce collaborateur avait affirmé que, pour preuve, ces élus se sont rendus à Durba à Watsa ce jour.

Nous avons tenté de joindre un des sénateurs, en vain.

Ce même dimanche, une forte délégation de la maison militaire du Chef de l’Etat et de la PNC est arrivée de Kinshasa à Isiro. Elle était reçue par le Gouverneur de province et se rend à Durba dans les heures qui suivent.

A suivre.

Par Mbuyi Mukadi
Orientale Info via Le Télégramme du Congo

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