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La Cour Constitutionnelle joue-t-elle au ping-pong ou au marketing politique de Matata Ponyo ? S’interroge Gladis Kingombe, l’un des grands et meilleurs analystes politiques de la ville de Goma au Nord-Kivu.
Et de poursuivre : “Contre toute attente, à la mi-journée du mardi 13 juillet 2021, une information a filtré de cette Haute Cour, faisant état du mandat d’arrêt provisoire de l’ancien Premier Ministre, le Sénateur Matata Ponyo pour détournement présumé des deniers publics. Au soir de cette même journée, alors que nous pensions que l’homme à la cravate rouge était déjà locataire d’une cellule de la prison centrale de Makala, l’on apprend son assignation à résidence après négociation avec les juges. En moins de 48 heures, la même Cour a levée sa décision du mandat d’arrêt provisoire et de l’assignation à résidence, car, selon elle, la fuite du Sénateur Matata Ponyo n’est pas à craindre, quelques jours après, la Cour Constitutionnelle se contredit dans son mandat d’amener”.

Pour rappel, le 19 juillet 2021, la Cour Constitutionnelle avait lancé une nouvelle invitation, Matata Ponyo devrait se présenter au bureau du Procureur. Le 20 juillet 2021, par un tweet, Matata Ponyo annonce au monde entier son empoisonement.

L’ancien Premier Ministre, le Sénateur Matata Ponyo

Selon ses proches, c’est depuis quelques jours déjà que l’état de santé du Sénateur est à dégradation. Voilà pourquoi Matata Ponyo ne pouvait pas se présenter personnellement au bureau du Procureur mais il a été représenté par ses avocats.

Pour les avocats de Matata Ponyo, c’est de l’acharnement politico-judiciaire pur et simple. Ils rappellent que le Sénat avait levé les immunités de leur client pour le dossier des indemnisations des victimes de la zaïrianisation, qui est d’ailleurs vide et non pour le dossier Bukanga Lonzo.

Le jeudi 22 juillet 2021, la Cour Constitutionnelle a émis un mandat d’amener contre Matata Ponyo pour détournement des “derniers publics” au lieu des deniers publics.

“Il existe contre l’inculpé des indices  graves de culpabilité et qu’il y a lieu de craindre qu’il ne tente de se soustraire par la fuite aux poursuites ou de faire disparaître les preuves de cette infraction”, peut-on lire sur ce mandat.

“Mendons et ordonnons que le susdit Augustin Matata Ponyo soit arrêté et amené devant nous, requérons tous dépositaires de la force de l’ordre de prêter main-forte en cas de nécessité pour l’exécution du présent mandat”, a signé Donatien Mokola  Pikpa, Premier Avocat Général Près la Cour constitutionnelle.

Pour Gladis Kingombe, l’affaire Matata Ponyo a mis à nu le rétropédalage de la Cour Constitutionnelle en particulier et de la justice congolaise en général.

Par Joseph Lounda
Le Télégramme du Congo

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